mardi 13 novembre 2018 à 14h00 •

Intervenant : Hervé BELLEC, écrivain

*** Avertissement ***

Les comptes rendus que nous vous présentons sont tirés des notes que nous prenons à titre tout à fait personnel pendant les conférences. Elles retracent l’exposé du conférencier, en étant quelquefois augmentées d’éléments de documentation trouvés sur Internet. Elles visent à vous remettre en mémoire les conférences, sans prétendre à une exactitude parfaite.

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«La taïga sibérienne est de loin la plus grande forêt du monde puisqu ‘elle représente le tiers de la surface boisée de la planète et par là même demeure une des principales réserves d’oxygène de la biosphère. En Sibérie, elle occupe une bande de 1000 km de large sur 5 000 km de long. Les pins, les mélèzes, les cèdres et les bouleaux se succèdent inlassablement et quand on regarde à travers la vitre du train, on a parfois l’impression de voir défiler le plus long code-barre du monde. C’est à mourir d’ennui et bizarrement, on n’en meurt pas.»

« On dit que le Transsibérien est un train de légende. À mon sens, c’est plutôt un train de réalités, passées ou présentes, avec une histoire faite de sang et de larmes, avec des voyageurs en chair et en os. De Brest à Vladivostok, c’est-à-dire des deux points les plus opposés de l’Eurasie, via Moscou, la ville aux mille surprises, mon périple n’aura duré qu’une quinzaine de jours. Quinze jours à travers la Sibérie au coeur de l’hiver le plus cinglant. À mourir de froid et pourtant, je n’en ai ramené que de la chaleur. »

Hervé Bellec
Les Sirènes du Transsibérien